A HUIT JOURS DU PRINTEMPS

C’est un texte écrit il y a quelques années. L’actualité me l’a rappelé malheureusement.

A huit jours du printemps, le jaune fait place au vert.
Aujourd’hui, j’enlève le masque et souris à la vie.

A huit jour du printemps, le jaune et le vert sont criblés de verre.
Aujourd’hui, tu portes un casque et crains pour ta vie.

A huit jours du printemps, mon cœur n’est que musique.
Aujourd’hui, des lunettes de soleil posées sur mon nez.

A huit jours du printemps, ton cœur est héroïque.
Aujourd’hui, une lunette sur ton nez pour mieux tirer.

Sur ma planète un homme chante en même temps qu’un autre meurt.
Sur ma planète, une femme se donne par amour et une par la violence.
Sur ma planète, un enfant rit tandis qu’un autre pleure.
Sur ma planète, nous sommes tous différents, nous n’avons pas la même importance.

A huit jours du printemps, je m’assois à une terrasse de café.
Aujourd’hui, je regarde les visages que j’avais oublié.

A huit jours du printemps, tu t’assois devant un blindé.
Aujourd’hui, tu regardes le visage de ce soldat tué.

A huit jours du printemps, je pense à toi.
Aujourd’hui mon sang est vert et mon coeur jaunit.

A huit jours du printemps, tu penses à moi.
Aujourd’hui, ton sang coule et ton coeur est flétrie.

Sur ma planète un homme chante en même temps qu’un autre meurt.
Sur ma planète, une femme se donne par amour et une par la violence.
Sur ma planète, un enfant rit tandis qu’un autre pleure.
Sur ma planète, nous sommes tous différents, nous n’avons pas la même importance.

A huit jours du printemps, je me sens totalement démuni.
Aujourd’hui, je n’ai que mes bras pour t’accueillir.

A huit jours du printemps, tu es du mauvais côté du fusil.
Aujourd’hui, tu me demandes le droit de vieillir.

A huit jours du printemps, j’ai peur pour toi, j’ai peur pour moi.
Aujourd’hui, je pleure tous les soirs à vingt heures.

A huit jours du printemps, tu n’as pas le temps d’avoir peur.
Aujourd’hui, tes yeux sont secs, la haine remplit ton cœur.

Sur ma planète un homme chante en même temps qu’un autre meurt.
Sur ma planète, une femme se donne par amour et une par la violence.
Sur ma planète, un enfant rit tandis qu’un autre pleure.
Sur ma planète, nous sommes tous différents, nous n’avons pas la même importance.

A huit jours du printemps, je suis là si tu as besoin.
Aujourd’hui, je te comprends au delà des mots.

A huit jours du printemps, tu as peur du lendemain.
Aujourd’hui, tu n’arrives plus à partager tous tes maux.

A huit jours du printemps, j’espère
Aujourd’hui, je vis.
A huit jours du printemps, tu perds
Aujourd’hui tu pries.

Sur ma planète un homme chante en même temps qu’un autre meurt.
Sur ma planète, une femme se donne par amour et une par la violence.
Sur ma planète, un enfant rit tandis qu’un autre pleure.
Sur ma planète, nous sommes tous différents, nous n’avons pas la même importance.

 » C’est un texte que j’ai écrit en 2020, je viens de le re-découvrir. Curieux sentiments par rapport à l’actualité. » Olivier.

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