Tous les articles par Olivier L'Hoste-Clos

je suis auteur et mon premier roman s'intitule MON DERNIER VOL

PENSEZ À VOS PERSONNAGES

Où suis-je ?

Je me réveille confortablement assis sur un h les pieds posés sur le o devant moi. Je regarde autour de moi et comprends que je me trouve au milieu d’un chocolat !

Je me lève malgré moi !

C'est Donald qui se lève de son lit tout endormi

Je ne contrôle pas mon corps, que se passe-t-il ?     

« Olivier avale son chocolat d’un seul coup, bondit vers la porte et court attraper son bus. »

Cela ne va pas être possible, j’ai horreur du chocolat et du bus.

Je ne suis qu’un pantin désarticulé !

Le personnage se cogne sur un point d'exclamation !

« Olivier saute dans le bus, il se dirige vers le fond se jette sur la banquette ! »

Je cours, je saute, je trébuche et je    « OUILLE », mais qui a mis un point d’exclamation ici ? Je me suis cogné la tête dessus.

Sur un coup de tête !

Un renard qui plonge dans la neige

« Olivier décide de ne pas aller bosser, il descend du bus et prend la direction de la plage. Seul sur le sable, il retire ses vêtements et plonge nu dans les vagues. »

Oh là ! Pas si vite. Il n’est pas question que je me baigne à poil. Je ne suis ni un nudiste, ni un exhibitionniste ! Non, j’ai dit non ! A mon dieu qu’elle est froide. Il est début avril, pas étonnant que je sois seul sur la plage, surtout à huit heures et demi du matin. Je vais attraper la mort !

C’est pas terminé !

« Olivier sort de l’eau, heureux, il se sent totalement libre. Il s’approche de ses vêtements lorsqu’il prend conscience qu’il n’a pas de serviette ! Il se demande »

Je me demande quoi ? ET OH ! JE ME DEMANDE QUOI ? Mais il s’en va, il va me laisser tout nu sur cette plage. CA VA PAS LA TÊTE, JE SUIS LÀ ! C’est bien ma chance, d’être tombé sur un auteur qui n’a pas de suite dans les idées.

MORALITÉ DE CETTE HISTOIRE !
L'auteur qui s'en va et quitte son récit.

Cher ami auteur, chère amie autrice, je vous en supplie, pensez à vos personnages. Si vous devez précipitamment arrêter votre écriture, prenez le temps quoi qu’il arrive de finir votre phrase. Ne laissez pas votre personnage dans cette situation, vous risquez de le traumatiser pour la suite de votre roman. Merci pour lui.

Baudelaire vu par ses contemporains

J’ai simplement trouvé cet article passionnant.

chroniques d'un siècle

C’est l’année Baudelaire ! Il aurait eu 200 ans alors tous les bobos, pseudos connaisseurs, pseudos n’importe quoi viennent se répandre sur telle ou telle chaîne médiatique et leur discours est vide, superficiel, atterrant, insultant, ignare : ils s’écoutent parler de Baudelaire mais ne parlent pas de Baudelaire ! Alors en hommage à celui que la société a condamné pour immoralité, à celui que la société a fini par tuer, je laisse ses amis parler de lui, lui qu’ils ont connu, qu’ils ont aimé et qui ont estimé de leur devoir de laisser leurs témoignages pour rappeler que l’homme qu’il était, a créé la poésie de l’indicible, de l’angoisse inhérente à notre condition humaine.

Charles Asselineau 1820-1874

Baudelaire par Charles Asselineau :

Charles Baudelaire, ne craignons pas de le dire, est, après les grands maîtres de 1830, le seul écrivain de ce temps, à propos duquel on ait pu prononcer…

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ALTERCATION !

Çà commence bien !

Une vieille machine à écrire pour symboliser le travail de l'auteur.

Je suis en pleine écriture d’une scène importante de mon roman. Mon personnage principal se retrouve dans une église pour un enterrement. Un de ses amis vient de mourir. Il assiste à la cérémonie religieuse.

Curieux pressentiment !

Il se trouve assis près de la femme du défunt. Son esprit vagabonde et il n’arrive pas à fixer son attention. Aucune parole prononcée ne le ramène dans cette église.

Quelle mouche le pique ?

C'est un homme qui est pris d'un fou rire lors d'un enterrement à l'église

C’est le moment de la bénédiction du corps. Il se lève comme un automate et lorsqu’il se retrouve devant le cercueil, il se met à rire ! Un fou rire qu’il ne peut contenir.

Quelques jours se sont passés !

Un matin, je décide de ne pas rejoindre mon ami Azerty pour relire ce que j’ai écrit ces derniers jours. J’arrive à l’église !

Je n’en crois pas mes yeux !
C'est un homme qui est surpris par cequ'il voit. Il n'en croit pas ses yeux !

Pourquoi mon personnage se conduit aussi mal. Non seulement il est pris d’un fou rire ignoble vu les circonstances mais il entraîne avec lui une partie de l’assistance. Les pleurs de son amie n’y changent rien.

Violente dispute !

Je suis tellement étonné de ce que je lis, que je me surprends à m’adresser directement à mon personnage pour lui dire ma façon de penser sur son attitude.

Il me tient tête !

Non seulement il a l’audace de me tenir tête mais par dessus le marché il refuse de changer d’attitude.

Deux hommes qui se font face et qui se disputent

Qui c’est le chef ?

Je décide de clore cette discussion et reprend mon clavier pour récrire cette scène malgré les protestations de mon personnage.

Rien ne va !

Épuisé par cette altercation, je prends un peu de distance ( je recule ma chaise de plus de 20 cm !). Je suis désespéré, la scène que je viens de refaire ne ressemble à rien. Elle est totalement insipide et sans saveur.

J’apercois un léger sourire !
Un homme qui abore un sourire narquois

Mon personnage s’est assis sur une page blanche. Il me regarde en arborant un sourire de vainqueur. Je dois reconnaître qu’il n’a pas tord !

C’est complètement fou ! L’auteur ne peut même pas avoir le dernier mot lors d’une dispute avec son personnage.

MAIS DANS QUEL MONDE ECRIVONS-NOUS !

LE CAUCHEMAR DE CHAQUE LECTEUR !

Cher lecteur, chère lectrice !

Nous ne nous connaissons pas, mais sachez que je suis de tout cœur avec vous dans ces moments si difficiles.

Chère lectrice, tu viens de t’asseoir sur la banquette orange de ton métro quotidien. Tu ranges ton pass navigo et ouvre ton pass de bien être. A la lecture des premiers mots, ton esprit vagabonde hors de ce wagon.

Cher lecteur, tu viens de te coucher, tu t’installes confortablement et tu saisis ton livre. A la lecture des premiers mots, tu quittes cette chambre douillette.

Chère lectrice, tu es Valentine, cette petite provençale qui est venue à New York pour retrouver l’homme qu’elle aime. Elle déambule seule au milieu des buildings, désespérément seule.

Cher lecteur, tu marches seul dans le désert pour fuir ton passé de tueur. Tu n’attends plus rien de la vie.

Chère lectrice, tu ralentis ta lecture au maximum. Tu sais qu’il est là mais tu refuses de le voir. Tu ne peux pas l’éviter, tu es piégée !

Cher lecteur, tu ressens un malaise, ton cœur s’accélère. Malgré tout tes efforts, tu te rapproches inexorablement de cette tragédie.

Chère lectrice, tu passes de lectrice à témoin de meurtre. Il vient encore de frapper. Ta valentine est morte, tu te retrouves seule sur la banquette, le bruit de la rame devient assourdissant, les odeurs nauséabondes te donnent envie de vomir.

Cher lecteur, tu as quitté précipitamment le désert et tu te retrouves seul dans ton lit. Tu regardes ton réveil et constate qu’il ne te restes que quatre heures de sommeil. Malgré l’heure avancée, tu lui en veux, d’avoir tué ton héros devant tes yeux.

Depuis des millénaires, il tue systématiquement tous les personnages. Il est sans pitié, il ne rate jamais sa cible. Chère lectrice, cher lecteur, tu restes le seul survivant et tu dois affronter la réalité totalement seul. Depuis la nuit des temps, le point final assassine ton imagination et rien n’y personne ne pourra l’en empêcher même pas l’auteur.

Homme Femme la dualité de l’auteur.

Je ressens depuis mon adolescence l’envie d’écrire un livre. J’ai essayé plusieurs fois, mais chacune de mes tentatives s’arrêtait net au bout de quelques pages. Plus d’une trentaine d’années ont passé avant de concrétiser mon rêve.

J'imagine !

Le processus de création chez moi suit toujours le même chemin. Un sujet s’impose à moi naturellement. Très vite, la fin de l’histoire prend forme dans mon esprit suivi de son début et du titre. Ce cheminement se fait exclusivement dans ma tête, je n’écris rien, je l’imagine, je le vis ! Il se met toujours en route lorsque j’arrive vers la fin de l’écriture du roman en cours.

Beaucoup de questions explosent dans mon esprit au moment de commencer l’écriture. C’est un moment délicat à gérer. Mon défi est de répondre à chacune d’elles sans me perdre dans ce dédale de doutes qui envahit mon cerveau. Parmi toutes ces interrogations, l’une d’elles concerne mes ou mon personnage féminin.

J’attaque enfin l’écriture et je couche les mots sur le papier tel un musicien le fait avec les notes sur sa partition. Je suis très surpris de la fluidité de mon écriture. Les mots se succèdent naturellement. Mais lorsque j’entreprends de créer un personnage féminin, je me pose à nouveau des questions.

Madame Doubfire.

Il ne s’agit pas de parler d’une femme mais de s’exprimer en tant que femme. Le risque est de se mettre à la place de la femme en tant qu’homme au lieu d’être femme naturellement. L’auteur doit mettre de côté, oublier les rapports hommes femmes dans la société, parfois son éducation pour être capable de changer de sexe tout au long de son écriture. L’auteur doit être légitime pour être crédible.

Sans faire de la psychologie de comptoir, il est reconnu que chaque homme a la naissance possède une part de féminité. Le milieu social, l’éducation façonne ou détruit celle-ci au fur et à mesure des années. A la lecture de mes romans, plusieurs lectrices m’ont fait des retours très positifs concernant la personnalité et la profondeur de mes personnages hommes et femmes. Je devrais être rassuré sur la légitimité de mes personnages feminins. Mais, je dois vous l’avouer, j’ai un sujet de roman depuis des années qui met en scène le destin de trois femmes et je n’ose pas encore coucher des mots sur le papier. Cette dualité n’est pas si facile à écrire !

JEAN CALEMBERT.

J’ai le plaisir de recevoir comme deuxième invité, un auteur et son premier roman JOE HARTFIELD, L’HOMME QUI VOULAIT TUER DONALD TRUMP.

Je m’appelle Jean Calembert. J’ai 79 ans bientôt 80 le 4 août prochain. Je suis né à Liège où j’ai fait des études de droit avant de bifurquer sur le marketing dans des grandes multinationales et de créer ma propre société d’études de marché à Anvers en 1988. J’ai toujours été féru d’art (j’ai fait des expos de photos et de peinture), de littérature (je lis deux à trois bouquins par mois, parfois plus depuis que j’ai 15-16 ans) et  de musique, en particulier le jazz. Ma vie professionnelle a toujours été bien remplie, avec des hauts et des bas mais je n’ai jamais eu l’esprit assez libre pour écrire … jusqu’au 4 août 2019, le jour de mes 77 ans. Les photos, le jazz, la peinture étaient des défoulements, des médicaments pour lutter contre le stress et même le burn-out. Le 4 août, la limite pour les « jeunes » , j’ai décidé de tout mettre au placard et d’écrire ! Et j’y ai pris un plaisir fou. Mon livre « Joe Hartfield, l’homme qui voulait tuer Donald Trump » est basé sur deux fils rouges: un autobiographique ma vie de 18 ans à 79 ans, un de fiction la vie de trois personnes que j’ai rencontré à Omaha lors d’un séjour d’un an aux USA puis perdus de vue et dont j’ai inventé le parcours de vie jusqu’en 2019. Je viens recommencer un nouveau livre « Les mal aimés » …

Toute cette histoire n’aurait jamais vu le jour si Jean Duchêne, le jour de ses 77 ans, n’avait eu une inspiration aussi soudaine qu’inattendue. Il allait écrire un premier roman. Le héros serait Joe Hartfield, un ami noir rencontré à Omaha (Nébraska) en 1960 et, à la fin du livre, en 2020, Joe essayerait de tuer Donald Trump.

Le découpage de l’histoire se fait par couple homme-femme et par tranches de vie. On remonte ainsi au voyage de Jean aux Etats-Unis à dix-huit ans puis on suit, pas à pas, les parcours de vie des quatre personnages principaux, Joe, Jean, Marlene et Marcus et de leurs proches, des personnages ordinaires à qui il arrive des choses extraordinaires.

Ils surmontent les épreuves et les coups durs de la vie grâce à leur courage et à leur créativité. Ils se remettent en question, se renouvellent et se réinventent sans cesse. Deux fils rouges dans ce premier roman. Le premier est l’amitié inébranlable qui lie les personnages principaux: leurs rencontres, leurs retrouvailles et leurs déboires. Le second, l’évolution lente de Joe de ‘jeune photographe nonchalant et inconnu’ jusqu’à ‘vieux sage déconnecté mais débordant de vie’ en passant par ‘activiste radical et meurtrier en puissance’.

Au terme de péripéties multiples, marquées du début à la fin par l’humour, les clins d’yeux et les surprises, les personnages s’expriment sur les éléments purs et toxiques de l’amour, sur l’art, sur le racisme et les injustices, sur la futilité de la quête d’argent, sur les vraies valeurs, partagées, transmises ou menacées.

Le jazz, Derek Hartfield (l’écrivain stérile), Hugh Hefner (le patron de Playboy), la Négresse Blonde, les cités jardins et les bouquettes liégeoises (dégustées au Montana!) apportent des espaces de respiration bienvenus dans un récit dense étalé sur plus de soixante ans.

Jean Calembert est né à Liège en août 1942. Il vit aujourd’hui à Bruxelles et à Laborel (Drôme Provençale). Docteur en droit, expert en marketing et en études de marché, il a travaillé dans des multinationales et dans des PME familiales avant de créer sa propre société à Anvers. Il a fait plusieurs expositions de photos et de tableaux.

« Joe Hartfield, l’homme qui voulait tuer Donald Trump » est son premier roman.

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LES ASTUCES D’OLIVIER !

Nous allons voir dans cette série d’articles les différentes étapes que craint particulièrement un auteur. Pour y remédier, je vous donne trois astuces essentielles et jamais divulguées pour franchir au mieux chaque étape.

LA FAMEUSE PEUR DE LA PAGE BLANCHE !

J’ai une idée formidable de livre, j’ai imaginé déjà le héros principal et je connais aussi la fin. Bon, il n’y a plus qu’à commencer. Lorsque je suis seul devant mon écran d’ordinateur avec cette page blanche et vierge de word, mon esprit est en mode pause. Tout mon système de pensée est bloqué. Ce blanc m’oppresse !

PREMIER CONSEIL

Grâce aux technologies d’aujourd’hui, vous pouvez changer la couleur de la page et mettre un fond bleu par exemple plus rassurant.

Monsieur, j’ai imaginé une histoire qui se passe à la montagne pendant l’hiver. Le bleu me gêne pour réfléchir !

Dans ce cas, restons sur le blanc et essayons une autre solution.

DEUXIÈME CONSEIL

Ne vous préoccupez pas de faire des phrases bien construites. Ecrivez tout ce qui vous passe par l’esprit sans aucune retenue.

Extrait Muriel Robin : le noir.

Ne nous décourageons pas ! Nous allons trouver une solution. Deux secondes je réfléchis !

Désolé cela prend un peu de temps, je n’ai pas trop l’habitude !

EURÊKA ! J’AI TROUVÉ. Pour dominer la peur de la page blanche je vous invite à suivre mon dernier conseil.

TROISIÈME CONSEIL.

Vous m’avez dit que vous connaissez la fin de votre histoire, alors il faut commencer par écrire ce que vous maîtriser, c’est à dire écrire la fin de votre histoire.

C’est fait Monsieur !

JE SUIS AU BOUT DU ROULEAU. LAISSEZ TOMBER LE PAPIER. L’AVENIR C’EST LE LIVRE AUDIO !

L’AUTEUR ET LE SYNDROME DU MAGNIFIQUE!

Vous n’avez jamais entendu parler du syndrome du magnifique ? Pourtant, je suis presque certain que vous l’avez déjà vu !

Je commence cet article par un petit indice !

Vous avez deviné ?

Bien entendu, vous avez reconnu Jean Paul Belmondo dans le film le Magnifique. Je ne peux pas résister à vous proposer la bande annonce.

Le syndrome du Magnifique ?

Que l’auteur qui n’a jamais créé un personnage à l’image d’un membre de sa famille, d’un ami, d’une connaissance professionnelle ou de lui-même me jette la première pierre.

Heureusement pour moi, j’avais raison, vous l’avez presque tous connu ce syndrome du Magnifique. Quel pouvoir extraordinaire !

Deux causes distinctes sont à l’origine de ce syndrome.

La première : L’auteur crée un personnage et pense à une personne réelle pour importer une partie de son caractère ou de son physique. Le personnage est totalement fictif mais une partie de lui fait partie d’un être humain. Cela permet à l’auteur de mieux gérer les réactions du personnage s’il a copié les traits de caractère d’un proche ou de mieux se l’imaginer, de l’ancrer dans sa mémoire descriptive s’il a « photocopié » son physique. Mais cette caractéristique du syndrome peut aussi se retrouver chez toute autre personne qu’un auteur.

Prenons comme exemple : Votre femme vous fait un compliment car vous venez de terminer de passer l’aspirateur ! ( Pardonnez-moi, Mesdames, mais faites un effort pour imaginer la scène !)

AVANT LE COMPLIMENT
APRES LE COMPLIMENT : SYNDROME DU MAGNIFIQUE !

Intéressons-nous maintenant à l’autre origine du syndrome.

La deuxième : L’auteur décide pour des raisons diverses d’intégrer une de ses connaissances dans son récit. Soit pour une raison positive ou bien entendu négative. Rappelez-vous l’écrivain joué par Jean Paul Belmondo qui passait son temps à insérer son entourage et lui-même dans ses écrits. Contrairement à la première, vue précédemment, l’auteur va aménager sa création, son récit pour intégrer au mieux cette personne. La plupart du temps, lorsqu’il s’agit d’une fiction, l’auteur brouille les cartes pour qu’il soit le seul à reconnaitre le personnage qui vient du monde des vivants. Ce syndrome provoque chez l’auteur des moments de fortes exaltations. Ecrire une scène d’amour torride en mettant en scène l’être aimé ! Créer une femme horrible, méchante que le lecteur haïra forcément et qui n’est en réalité que sa propre belle-mère!

Vous l’aurez compris, ce syndrome du Magnifique est très répandu et pas seulement dans le milieu littéraire. J’espère qu’à la lecture de cet article, vous aurez envie de partager votre expérience ou votre avis sur le sujet.

Pour cette fois, je vais signer cet article par une photo de moi.

SYNDROME OU PAS SYNDROME A VOTRE AVIS ?

QUAND LE LECTEUR INFLUENCE L’AUTEUR.

DUO PARFOIS DIFFICILE A GÉRER !

Rassurez-vous je ne vais pas aborder le thème de la Muse qui guide l’auteur au fil des mots. C’est un sujet beaucoup traité et souvent d’une très belle écriture poétique. Non, je vais aborder un point particulier et très concret.

Prenons comme exemple, si vous le voulez bien, le cas d’un auteur encore méconnu mais qui gagnerait à l’être, je vous l’assure : Moi !

J’ai décidé de mettre de côté ma modestie légendaire pour vous dévoiler mon côté obscur, mon côté auteur !

Comme de l’œuf et de la poule, je ne sais pas si j’ai commencé par être un lecteur ou un auteur, tant que j’ai l’impression d’avoir toujours écrit. Je souhaiterais aborder la période de ma vie ou j’ai pris la décision de me lancer dans l’écriture de romans. Lorsque pour la première fois, mon imagination me dictait une histoire, que mon esprit vagabondait de page en page, j’ai ressenti une chose curieuse et troublante. Mon inconscient, parfois très difficile à cerner, je l’admets, m’ordonna de ne pas ouvrir d’autres livres que celui que je tentais d’écrire. Mon Moi-auteur, n’hésitait pas une seconde à censurer mon Moi-lecteur. Mon Moi- lecteur en fut contrarié et tenta de se révolter, mais rien à faire, mon Moi-auteur resta inflexible et comme n’importe quel dictateur de base, ordonna que toute lecture sera totalement interdite jusqu’au moment ou mon Moi-auteur inscrira le mot Fin à son œuvre.

POURQUOI UNE TELLE CENSURE ?

En toute franchise, je ne comprenais pas pourquoi je m’interdisais de lire pendant la conception de mon propre livre. Trop heureux, je l’avoue de réaliser mon rêve : écrire un roman ! Que je décidais d’éviter le conflit intérieur et de ce fait j’ai accepté l’ordonnance de mon Moi auteur. Là aussi, si je veux être tout à fait franc avec vous, j’étais tellement absorbé par mon écriture que je ne ressentais pas l’envie de lire une autre histoire que la mienne. Lorsque j’ai fini mon roman, MON DERNIER VOL, j’ai abordé la phase de correction dans la foulée. J’ai connu une période de récupération, un peu comme celle que connaissent les astronautes après un voyage dans l’espace. Mon esprit et même mon corps avaient besoin d’un temps de réadaptation à la vie quotidienne. Lorsque celle-ci fût terminée, une envie presque vitale s’imposait : LIRE !

MON MOI-AUTEUR ET MON MOI-LECTEUR ONT FINI PAR S’AFFRONTER !

Très vite, une idée jusque là bien enfouie au chaud dans un coin de mon esprit, m’explosa en pleine figure un matin d’hiver ! Mon deuxième roman UN AUTRE MONDE venait de naître. J’ai repris le chemin des écoliers et les premiers mots se couchaient sur l’écran de mon ordinateur. J’organisais mes journées pour permettre à mon imagination de s’exprimer au mieux. Cependant lorsque j’ai commencé l’écriture de mon deuxième roman, j’étais en pleine lecture d’un roman qui me passionnait. Mon Moi-lecteur refusa catégoriquement d’abandonner sa lecture. Cette fois-ci, il prit le dessus et obtient gain de cause. Je naviguais entre lecture et écriture et tout allait bien dans le meilleur des mondes. Où pas !

Très prolifique, j’écrivais plusieurs chapitres de mon roman lorsqu’un matin en arrivant devant mon ordinateur, mon Moi-auteur m’agrippa violemment pour m’obliger à relire ce que je venais d’écrire depuis quelques jours. Mon Moi-lecteur tenta de s’y opposer mais en vain. Devant l’insistance grandissante de mon Moi-auteur, je décidai de me relire. C’est ce jour-là que j’ai compris la signification de l’expression « se prendre une claque ».

Je découvrais avec effroi que les mots écrits sur ces pages ne m’appartenaient pas ! Ils n’étaient qu’une pâle imitation du roman que je lisais ! Mon Moi-auteur hurla qu’il m’avait prévenu que je devais m’interdire de lire pendant la conception de mon roman. Mon Moi-lecteur m’affirma que par la lecture, je pourrai enrichir mon vocabulaire, développer mon style, devenir un meilleur auteur. Ce conflit dura plusieurs jours et bien entendu je n’écrivais plus un mot et n’en lisais pas plus. Après une longue période de doute, j’ai réussi à me transformer en diplomate. J’ai réuni mes deux Moi e je leur ai fait part de mes conclusions.

  • Mes chers Moi, j’ai bien réfléchi et suis arrivé à la conclusion suivante. Vous avez tous les deux raisons ! Je dois me résoudre, à l’évidence, que je ne peux pas lire pendant que je crée au risque d’accoucher d’une vulgaire copie de ma lecture. Mais il est tout aussi vrai, que sans lecture, je ne pourrai pas évoluer en tant qu’auteur et en tant qu’homme tout simplement. J’ai donc décidé que vous êtes tous les deux indispensables à mon équilibre et à mon évolution. Afin que vous puissiez exister l’un et l’autre, vous interviendez l’un après l’autre. Ma décision est irrévocable !

Depuis ce jour, mes Moi-auteur et lecteur, cohabitent tant bien que mal. Ils doivent chacun leur tour savoir faire preuve de tolérance et d’une grande patience. Je suis conscient que cet équilibre peut sembler curieux et inhabituel, mais après tout le principal n’est-t-il pas de trouver son équilibre et d’accepter ses différences pour approcher le bonheur !

Et c’est très bien ainsi…