Tous les articles par Olivier L'Hoste-Clos

je suis auteur et mon premier roman s'intitule MON DERNIER VOL

OLIVIER MOREL

Je suis très heureux de recevoir comme premier invité Olivier Morel. Je ne le connais pas personnellement, mais sans le savoir, il m’a redonné l’envie de reprendre l’aventure de l’édition ou de l’autoedition. Je suis tombé sur son blog par hasard et j’ai trouvé des tonnes de renseignements et de conseils. De plus, je me suis permis de le contacter par email pour lui expliquer ma situation et il m’a gentiment répondu et guidé pour me relancer dans l’aventure. Je vous conseille de faire un tour sur son blog, je suis certain que vous trouverez une bonne idée !

Ci-dessous le lien pour visiter le site PUBLIER SON LIVRE

Plus sur moi

Je travaille dans le numérique depuis 2009.

C’est à cette époque que j’ai découvert l’auto-édition, aux Etats-Unis d’abord. Ainsi que ce qui fait un auteur à succès, un auteur qui attire les visites, les ventes et les commentaires.

Plus tard, je suis devenu auteur. C’est vraiment ça que j’aime. J’ai écrit de la fiction sous un autre nom. J’ai publié en auto-édition plusieurs guides pratiques sur mon premier métier.

Certains ont été des bides. C’est comme ça que l’on apprend.

D’autres ont bien marché. Plusieurs fois numéro 1 des ventes dans leurs catégories.

J’ai aussi aidé des auteurs à faire de leur livre une réussite, selon quelques principes simples : construire sa crédibilité d’auteur auprès de son public, travailler le marketing de son livre et connaître parfaitement le fonctionnement d’Amazon.

La France est incroyablement en retard par rapport aux Etats-Unis dans l’auto-édition. J’ai tout appris là-bas.

Mais attention, il n’y a pas de méthode miracle. Jamais vous ne verrez ici d’astuce révolutionnaire ou de méthode pour écrire un ebook en une journée. Cela permet peut-être de faire le buzz, mais certainement pas de rencontrer du succès à long terme. Et encore moins de s’épanouir en tant qu’auteur (ce qui in fine est très important).

LA CHRONIQUE D’OLIVIER

Créer une couverture de livre qui attire les lecteurs

Cet article est un article invité d’Olivier Morel, du blog Publier son Livre dédié à l’auto-édition.

Imaginez comme il serait difficile de choisir un livre sur internet si tous avaient la même couverture simple et sans mise en forme … Vous liriez peut-être la description de chacun des livres, ou alors choisiriez au hasard.

Il n’est pas facile de faire la différence entre deux bonnes couvertures. En revanche, souvenez-vous de votre dernière recherche sur les boutiques en ligne. Vous avez très probablement éliminé d’office et en un clin d’œil les titres qui avaient une couverture négligée, peu inspirante ou complètement confuse. Tous ces livres n’avaient aucune chance face à vous. Et tous les lecteurs réagissent comme cela.

L’objectif est donc de faire ressortir votre couverture parmi les autres. Concevoir une bonne couverture, c’est être un fin psychologue, car les couvertures véhiculent des sentiments, elles éveillent vos sens. Et c’est également un bon « marketeur », en faisant appel aux réels désirs ou pensées de vos lecteurs.

Par ailleurs, dans le monde de l’internet et particulièrement des tablettes et du mobile, la couverture prend encore plus d’importance. La taille des écrans étant petite, la visibilité de la couverture est proportionnellement moindre. Créer une couverture qui sorte du lot quand bien même elle soit au format timbre-poste est un beau défi.

Une couverture doit avoir un certain nombre de qualités, et doit éviter tout autant de défauts. Nous allons les passer en revue, en prenant beaucoup d’exemples, et de contre-exemples.

Qu’est ce qui fait qu’une couverture se distingue parmi les autres ?

Pour remplir sa mission, la couverture doit véhiculer des sentiments, qui feront entrer le lecteur en communion avec elle. Ces sentiments sont parfois contradictoires, et c’est tout là l’art de la conception d’une couverture.

La confiance

A la vue de la couverture, il ne doit y avoir aucun doute : le lecteur doit être déjà pris dans l’histoire ou dans le sujet. Une couverture, c’est comme une première page, un début d’introduction. Vous avez vu la couverture, et vous faites confiance au livre pour vous emmener plus loin.

Un élément qui donne confiance : la taille du nom de l’auteur. Aucun auteur best-seller ne place son nom en tout petit dans un coin. Il le place en gros en haut ou en bas. Certes, le nom de l’auteur fait vendre. Mais placer un nom en gros, même inconnu, c’est assurer au public que l’auteur n’a pas peur de se mettre en avant, que le livre est de qualité et qu’il veut le faire savoir. Regardez les best-sellers des maisons d’éditions ou des auteurs qui ont réussi à trouver un éditeur.

La proximité

Choisir un livre avec une couverture, c’est comme avoir un coup de foudre. Il y a des personnes à qui l’on a envie de donner sa confiance immédiatement. On se sent proche d’elles. Le même sentiment de proximité doit être donné par une couverture.

La compréhension du message

Une couverture réussie provoque un sentiment de satisfaction. Le lecteur se dit « je comprends de quoi on va me parler ».  La couverture doit communiquer exactement ce que l’on veut, et ce en un instant.

La curiosité

La couverture est un appel. Le lecteur est désireux d’y répondre. Vous avez créé du suspens.

En fait, la couverture doit véhiculer un mystère. Elle doit amener à se poser des questions. Pour un livre de non-fiction, la question devra être « Mais comment est-ce possible de réaliser une telle chose ?! ». Pour un livre de fiction, la question sera plutôt « Que diable arrive-t-il à ce personnage sur la couverture » ou « Pourquoi l’atmosphère semble-t-elle si sombre ? ».

Le rapprochement des valeurs

Un lecteur choisira un livre parce qu’il lui parle. Soit c’est quelqu’un de très rationnel et il choisira le livre car il comprend le message, soit il s’agit d’une personne sensible et elle choisira le livre car la couverture lui a donné le sentiment d’une proximité dans le système de valeurs. « Oui, ce livre parle de ce que je suis et de ce qui m’est important ». Et cela est vrai quel que soit le type de livre.

La qualité

Enfin, la couverture doit refléter la qualité. Une couverture bâclée, et c’est toute la qualité du livre qui est mise en doute. On se demandera forcément si le livre a été écrit comme la couverture a été réalisée, c’est-à-dire trop rapidement.

Trouver l’inspiration

Une couverture est une œuvre de l’esprit. Elle a plusieurs origines :

  • Votre culture personnelle et vos goûts
  • L’influence de votre environnement, des films, livres ou scènes de la vie qui vous ont inspiré pour écrire ce livre.
  • Les couvertures de vos concurrents et des best-sellers de votre catégorie
  • Vos biais intellectuels sur l’idée que vous vous faites de votre couverture

Ces trois sources prennent leur origine dans la vie réelle, dans votre quotidien. C’est dans celles-ci qu’il faut puiser si vous êtes en panne d’inspiration pour créer votre couverture. Tout comme vous puisez dedans quand vous rédigez des lignes.

Le meilleur conseil que nous pouvons vous donner est de noter au fur et à mesure vos idées et sources d’inspirations, et d’y revenir le jour où vous décidez de vous plonger dans votre couverture.

Qu’est ce qui fait une bonne couverture de livre ?

Nous avons vu les valeurs et sentiments communiqués par une bonne couverture. Mais cela vous parait peut-être abstrait.

Une couverture est constituée d’un ensemble de détails : les photos, le texte, les couleurs, la police, la taille des caractères … C’est la combinaison de tous ces paramètres qui créé une couverture qui fait vendre.

  • On comprend le thème et le sujet au premier coup d’œil
  • Une police lisible et éclatante
  • Une photo proprement mise en forme et retouchée
  • Un titre visible
  • Des couleurs qui attirent l’œil mais restent élégante
  • Des visuels qui intriguent

LE KAIROS, PAS FACILE À VIVRE !

Avant c’est trop tôt, après c’est trop tard !

Le concept du Kairos est le temps du moment opportun. Il qualifie un intervalle, ou une durée précise, importante, voire décisive.

Dans mon roman Mon dernier vol, mon personnage principal est un adepte du Kairos. Il sait mieux que quiconque être au bon endroit au bon moment. Mais est-ce vraiment lui qui maîtrise le Kairos où une tierce personne qui le dirige ? Qui n’a pas rêvé de maîtriser le Kairos ?

Photo de Taryn Elliott sur Pexels.com

Un auteur de fiction prend plaisir à maîtriser le concept du Kairos. Il peut changer à volonté la destinée de ses personnages par une action, une rencontre, une décision prise au bon moment. Il peut également mettre ses personnages en difficulté, en les laissant passer à côté de l’opportunité qui se présente à eux. L’auteur est le maître du temps ! Il peut maîtriser mieux que quiconque le présent puisqu’il connaît le futur ! L’auteur dessine les chemins de la vie de ses personnages même si parfois ces derniers le surprennent à changer de destination malgré lui. J’ai toujours été fasciné du décalage qui existe entre le personnage qui évolue, qui découvre sa vie de page en page et l’auteur qui écrit le présent de son personnage par connaissance de son futur.

Être à l’heure pour vivre au présent !

Dans notre vie quotidienne, il nous serait tellement plus facile de maîtriser le concept du Kairos si nous avions une idée précise de notre avenir. Vivre dans le présent, profiter de la vie sans se soucier de l’avenir, carpe diem quand tu nous tiens ! Est-ce que vivre dans le présent permet à coup sûr de vivre le Kairos ? Pas forcément ! Prendre la bonne décision au bon moment dépend surtout de l’état d’esprit ou même de l’état physique dans lequel nous nous trouvons. Un simple mal de dents peut nous conduire à écourter une soirée dans laquelle nous aurions pu faire la Rencontre, si nous étions restés comme convenu. Ce qui est déroutant dans le Kairos, c’est que nous n’en sommes pas forcément conscients lorsqu’il se produit. C’est souvent plusieurs jours, mois et même années que nous réalisons l’importance du moment vécu.

Le Kairos se moque du passé, apparaît furtivement dans le présent et bouleverse le futur ! Quelques secondes s’emparent du reste de notre vie. C’est une arme redoutable que l’auteur a en sa possession. C’est une arme redoutée qui peut se retourner contre nous, lorsque nous n’y prêtons pas attention.

En conclusion : Le Kairos, pas facile à vivre !

Le lien pour visionner une vidéo sur France Culture.

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DIFFUSÉ LE 03/03/2020

Qu’est-ce que le «kairos» ?

LE JOURNAL DE LA PHILOpar Géraldine Mosna-Savoye

Article paru dans le journal de la philo sur France Culture.

Le terme «kairos» a été employé par un médecin en confrontation avec Emmanuel Macron ; mais à quoi renvoie le concept philosophique du kairos, d’où vient-il et comment l’utiliser ?

khairos
khairos• Crédits : Getty

J’ai été interpellée par un mot, et ce mot, c’est «kairos». Fascinée par ce concept philosophique qui désigne l’occasion à saisir – et qu’on croise peu en dehors des salles de classe, des livres d’Aristote – il a été employé par un médecin face à Emmanuel Macron, alors le Président s’était rendu à La Pitié-Salpêtrière au tout début de l’épidémie de Covid-19. 

  • Que veut dire le terme «kairos» et à quel moment l’employer ?
  • En parler, n’est-ce pas déjà le manquer ? 

Définition du «kairos» ou la source des ruminations 

Qu’est-ce que le «kairos» ? L’occasion est assez rare pour la saisir et pour se demander ce qu’il veut dire. Habituellement, le «kairos» désigne le bon moment, d’instant T ou d’opportunité à saisir. Ces définitions sont des paraphrases qui font penser à des publicités pour des marques de sport ou à des slogans pour faire des placements financiers, des avancements de carrière. 

Certes, le terme de «kairos» a quelque chose de l’opportunisme, étant par définition «le temps de l’occasion opportune». En creusant un peu, on rencontre d’ailleurs très vite son opposé, le temps linéaire, «chronos». Et l’«aion», ou le temps très long de la génération, de l’ère, qui touche à la destinée, voire à l’éternité.

À côté, il y a donc ce «kairos», ponctuel, cet instant plein de promesses, qui ne se prévoit pas, ne s’installe pas, mais tient à l’acuité de chacun pour le saisir sur le moment sous peine qu’il disparaisse instantanément et définitivement. Pour moi, le kairos, c’est d’ailleurs plutôt ça : la source de toutes ces ruminations coupables qu’on a dans son lit, ou qu’Emmanuel Macron a peut-être lui aussi dans son lit, quand on se dit avant de s’endormir : «pourquoi je n’ai pas dit ça ?» ou «j’aurais dû faire ça». 

La situation est donc paradoxale. Parler de «kairos», y réfléchir, pousser l’autre à le saisir, n’est-ce pas déjà trop tard ? Qu’il s’agisse de sa vie ou de l’hôpital, n’est-ce pas déjà une défaite, le signe de l’occasion ratée ?

Comment prendre le temps de saisir le «kairos» ? 

Dans l’Éthique à Nicomaque, Aristote consacre plusieurs pages à la prudence, cette vertu qui permet de faire des choix éclairés dans des circonstances particulières, à un endroit donné, à un instant T, dans une situation de «kairos» donc. 

La prudence ou «phronésis» en grec porte sur les choses singulières, par opposition à la sagesse théorique qui porte sur les objets universels. Relevant en premier lieu d’un art politique, elle concerne ainsi l’action, mais d’abord la délibération. 

Et c’est une chose que je n’ai jamais comprise : si le «kairos» est le moment opportun, a-t-on le temps de délibérer ? A-t-on vraiment le loisir de tergiverser, d’écouter les points de vue, de les confronter, de les équilibrer et d’en faire une synthèse ? L’agenda politique qu’on dit intense, l’est-il assez pour traiter les urgences comme celles de l’hôpital public ? 

Ce problème est précisément temporel : a-t-on le temps de cultiver la prudence et de devenir un expert, rapide et efficace, dans l’art de saisir les occasions ? Car les choses singulières étant singulières, on ne peut les prévoir, on ne peut pas user du raisonnement qu’on a dans les sciences… alors comment faire ? Y a-t-il un art, pas seulement politique, mais aussi des exercices permettant d’apercevoir les opportunités pour mieux les attraper et les traiter ?

La «justesse de coup d’œil», un instant éphémère

C’est vrai que certains moments s’annoncent de fait comme des moments clés, des tournants : ce sont par exemple des élections ou des décisions à prendre. Politiques, mais aussi existentiels. Comment prendre la bonne décision à ces moments-là ? Comment saisir ce «kairos», comment savoir d’ailleurs s’il s’agit vraiment d’un «kairos» ou juste d’un petit événement, pour donner une orientation nouvelle à notre existence ?

En lisant ce livre VI de l’Éthique à Nicomaque d’Aristote, je suis alors tombée sur la mention de cette faculté, la «justesse de coup d’œil» ou vivacité d’esprit, sorte de divination qui se passe du raisonnement. Et ça m’a rassuré, pas pour l’hôpital, mais pour moi : le «kairos» m’est alors apparu comme un moment que l’on saisit comme ça, magiquement. Il n’y a pas des occasions que j’aurais ainsi bêtement ratées, seulement des occasions que j’aurais laissées passer. 

Pourquoi les rencontres dans la fiction sont-elles différentes de celles de la vie réelle ?

Différentes en quoi ?

Bien entendu, je conçois qu’il existe plusieurs raisons à cette différence ou bien au contraire, estimer que les rencontres des personnages de romans sont identiques à celles que nous connaissons dans notre vie.

Pour ma part, lorsque je me suis posé cette question, j’ai cherché pourquoi je pensais naturellement qu’il existait une différence. En tant qu’auteur, j’imagine mon personnage dans son ensemble et c’est au fil de l’écriture que ce dernier évolue, parfois même à ma grande surprise. Dans mon premier roman Mon dernier vol, Philippe, le personnage principal, va connaître une succession de rencontres improbables qui vont le bouleverser et le faire douter. Lorsque je quitte mon clavier d’ordinateur pour redevenir un lecteur, je remarque également que les personnages des romans que je lie, ont eux aussi vécus des rencontres importantes dans leurs histoires.

Les rencontres en fiction sont souvent importantes, vitales, fulgurantes, décisives, presque toujours déterminantes pour l’avenir du personnage qui l’a faite. Une rencontre brève, de deux ou trois pages simplement marquera profondément le personnage. Dans la fiction, les personnages ont cette faculté d’écouter, d’échanger, de remarquer l’autre. Dans la fiction, être à l’écoute de l’autre est souvent naturel. Même si la vie m’a permis de faire des rencontres inoubliables et qui ont effectivement changé le cours de ma vie. Je reconnais que la plupart du temps, je suis passé à côté des gens sans y prêter un quelconque intérêt.

Pour quelle raison, les rencontres entre personnages de fiction sont-elles plus intenses, plus décisives?

L’amour avec un grand A

Je retiendrai deux raisons principales.

La première est due à mon sens à un espace temps qui est différent de la vie réelle. Plus condensé pour les besoins de l’écriture, les personnages enchaînent les rencontres et ces dernières par « obligation » sont plus intenses.

Mais la raison qui m’intéresse le plus est la suivante. Les personnages d’un roman qui se rencontrent pour la première fois ont TOUJOURS un point commun capital pour leurs relations.

Ce point commun est : L’AUTEUR.

L’auteur pour les besoins de son intrigue décide de faire rencontrer deux personnages. Tout une palette de sentiments s’offre à lui. Du coup de foudre à la haine viscérale, des dizaines de possibilités sont alors à sa disposition. Cette rencontre est toujours intense pour l’un des personnages ou les deux si besoin. Ces personnages sont façonnés par l’auteur qui choisit une rencontre constructive ou destructive pour ses héros. Il façonne les seconds rôles pour qu’ils puissent interagir avec le personnage principal. Dans la fiction, l’inconnu n’existe pas en réalité puisque l’auteur contrôle les deux parties.

L’auteur les a réunis !

Dans notre quotidien, le paramètre qui paralyse la plupart de nos rencontres est justement l’inconnu ! Cet inconnu que l’être humain n’apprécie pas, voir même le tétanise à cause de cette peur qu’il engendre. Beaucoup de rencontres sont avortées par cette peur.

Dans la fiction, un personnage lorsqu’il en rencontre un autre, est à la merci du désir de l’auteur. Dans la vie réelle, lorsque vous faites une rencontre, vous êtes à la merci de votre moi intérieur. La même rencontre avec les deux même personnes sera totalement différente suivant le moment ou elle se produit.

En conclusion.

Les rencontres dans la fiction sont construites par l’auteur. Pas de place pour le hasard, les personnages sont des pièces de jeux d’échecs manipulées par l’auteur. Dans la vie réelle, le hasard prend sa revanche et brouille les cartes. A moins que nous soyons manipulés nous aussi, mais par qui ? C’est peut-être la question d’un prochain article !

 

 

MON DERNIER VOL

Veuf depuis deux ans, Philippe est un homme en sursis. La vie lui a arraché sa fiancée lors d’un accident d’hélicoptère et il ne peut se résoudre à vivre sans elle. Il va élaborer un plan méticuleux pour atteindre son unique but : la rejoindre.

Mais parfois, le destin nous réserve bien des surprises.

Commence alors une lutte entre la vie et la mort au détour de rencontres tout aussi surréalistes, qu’émouvantes et surprenantes.

Hanté par les interrogations sur l’existence de l’amour dans l’au-delà, Philippe reviendra-t-il sur sa décision ?

Commentaire d’une lectrice : Cecile Kowensky

ENCORE EN LARME.

Je l’ai dévoré en quelques heures. Ca ne veut pas dire qu’il est nul et sans saveur. Loin de là, simplement, je n’ai pas pu le lâcher. Je l’ai commencé dans mon train, presque une heure trente où les autres passagers m’ont dévisagé pendant que mon mascara coulait sur mes joues… J’aimerai être aimée comme Philippe aime sa défunte fiancée. Je comprends son parcours, son envie de la rejoindre. J’ai beaucoup aimé Paméla et j’aimerais en savoir plus sur elle. Ce n’est pas un roman d’amour même s’il est présent à chaque page. Ce n’est pas un roman triste et pourtant j’ai pleuré. Ce n’est pas un roman humoristique et pourtant j’ai ri… Ce roman est un condensé d’émotions… Le grand 8 en 238 pages. Merci beaucoup Olivier.

PEINDRE AVEC DES MOTS

JE ME SOUVIENS DE TOUT !

Assise sur un grand fauteuil en osier près de la fenêtre, les doigts de ta main tapotent doucement l’accoudoir.
Tu regardes dehors les yeux fixés sur les arbres, tu ne m’as pas entendu entrer dans ta chambre.
Je referme doucement la porte derrière moi et le léger grincement  attire ton attention.
« Bonjour monsieur » me dis-tu en me souriant tendrement, la tête légèrement penchée sur le côté.
Depuis peu, j’ai découvert que « monsieur » pouvait être le mot le plus cruel de notre langue.

Je me souviens de tout, je me souviens de nous.

Je n’ai pas eu le temps de te répondre, que tu t’es retournée à nouveau vers la fenêtre.
Tes yeux immobiles, ton corps est arrêté mis à part tes doigts qui tapotent l’accoudoir.
Tu courais partout en me tenant la main et tu riais aux éclats en me disant que la vie est belle.
Ta passion pour les animaux et la nature m’emmenait dans les plus beaux endroits de ce monde.
Nous avons voyagé aux quatre coins de la terre, main dans la main, nos yeux émerveillés.

Je me souviens de tout, je me souviens de nous.

Une infirmière est entrée, puis elle s’est approchée de toi doucement pour te prendre la main.
« Vous avez de la chance d’avoir votre mari tous les jours avec vous, vous n’êtes pas seule. »
 » Vous dites n’importe quoi mademoiselle, je n’ai jamais été mariée et je ne connais pas ce monsieur. »
L’infirmière me regarde tendrement et me sourie comme pour s’excuser de cette réponse.
Je lui rends son sourire, tout du moins j’essaye, pour qu’elle ne se sente pas gênée.

Je me souviens de tout, je me souviens de nous.

L’après-midi se termine, la lumière du jour diminue derrière la fenêtre, tu n’es plus qu’une ombre.
Tu n’as pas bougé comme chaque jour de ce fauteuil, la tête fixée vers les arbres, sans me regarder.
Tu ne tenais pas à la même place plus de deux minutes, tu avais horreur du cinéma car c’était trop long.
Tu disais que la vie est bien trop courte pour ne pas profiter pleinement de chaque instant qu’elle nous offre.
Tu m’as tant donné, tu étais le chauffeur de ma vie, aujourd’hui je dois apprendre à conduire sans toi.

Je me souviens de tout, je me souviens de nous.

J’ouvre à nouveau la porte doucement, mais pour repartir, elle n’a pas grincé, tu ne t’es pas retourné.
Pour rejoindre ma voiture, j’emprunte la grande allée bordée d’arbres que tu regardes inlassablement.
Je me retourne vers ta fenêtre, te fais un signe et souffle sur ma main pour t’envoyer un baiser.
Tu n’as rien remarqué, c’est la faute du vent qui souffle toujours trop fort et emporte mon baiser loin de toi.
Tu as quitté ce monde en me laissant simplement ton image, mais ne crains rien, notre amour est vivant car

Je me souviens de tout, je me souviens de nous,
Je me souviens de tout, je me souviens pour nous.

Photo de Felix Mittermeier sur Pexels.com
Photo de Pixabay sur Pexels.com

Pas à pas vers l’amour absolu !

C’était un matin au lever du soleil, tu marchais sur le sable pied nu
Je t’ai croisé au bord de l’eau et nos coeurs se sont reconnus
Ton visage m’obsédait et je le voyais partout dans la rue
A chaque lever de soleil, j’espérais sur cette plage et partais toujours déçu.

Ce fut un soir d’été, que ton corps au loin m’apparut
Mon coeur s’affola, mes mains tremblèrent, j’ai murmuré : salut
Tu t’es arrêtée, m’a regardé et me dit que tu n’espérais plus
Depuis des semaines, le désespoir nous envahissait de plus en plus.

Cela fait deux ans que je t’ai retrouvé dans ce petit coin perdu
A côté de tes pas, se trouvent deux petites traces toutes menues
Celle de l’enfant que tu m’as donné en t’offrant à corps perdu
Ces traces longent la mer et marquent l’existence de notre tribu.

Sans vous, je ne peux plus avancer, je suis totalement perdu
Je regarde les empreintes de vos pieds à perte de vue
Ton ventre arrondi annonce de l’amour en surplus
Dans deux mois, je serai papa à nouveau, tu l’as tellement voulu.

Notre amour est indestructible, la mer peut passer dessus
Nous marquerons inlassablement le sable de nos pieds nus
Mes mains se souviennent de chaque détail de ton corps nu
Mon corps de chaque étreinte, mon coeur loin de toi ne bat plus.

Pas à pas, toi et moi, marchons vers l’amour absolu.

Photo de Miriam Fischer sur Pexels.com

A HUIT JOURS DU PRINTEMPS

C’est un texte écrit il y a quelques années. L’actualité me l’a rappelé malheureusement.

A huit jours du printemps, le jaune fait place au vert.
Aujourd’hui, j’enlève le masque et souris à la vie.

A huit jour du printemps, le jaune et le vert sont criblés de verre.
Aujourd’hui, tu portes un casque et crains pour ta vie.

A huit jours du printemps, mon cœur n’est que musique.
Aujourd’hui, des lunettes de soleil posées sur mon nez.

A huit jours du printemps, ton cœur est héroïque.
Aujourd’hui, une lunette sur ton nez pour mieux tirer.

Sur ma planète un homme chante en même temps qu’un autre meurt.
Sur ma planète, une femme se donne par amour et une par la violence.
Sur ma planète, un enfant rit tandis qu’un autre pleure.
Sur ma planète, nous sommes tous différents, nous n’avons pas la même importance.

A huit jours du printemps, je m’assois à une terrasse de café.
Aujourd’hui, je regarde les visages que j’avais oublié.

A huit jours du printemps, tu t’assois devant un blindé.
Aujourd’hui, tu regardes le visage de ce soldat tué.

A huit jours du printemps, je pense à toi.
Aujourd’hui mon sang est vert et mon coeur jaunit.

A huit jours du printemps, tu penses à moi.
Aujourd’hui, ton sang coule et ton coeur est flétrie.

Sur ma planète un homme chante en même temps qu’un autre meurt.
Sur ma planète, une femme se donne par amour et une par la violence.
Sur ma planète, un enfant rit tandis qu’un autre pleure.
Sur ma planète, nous sommes tous différents, nous n’avons pas la même importance.

A huit jours du printemps, je me sens totalement démuni.
Aujourd’hui, je n’ai que mes bras pour t’accueillir.

A huit jours du printemps, tu es du mauvais côté du fusil.
Aujourd’hui, tu me demandes le droit de vieillir.

A huit jours du printemps, j’ai peur pour toi, j’ai peur pour moi.
Aujourd’hui, je pleure tous les soirs à vingt heures.

A huit jours du printemps, tu n’as pas le temps d’avoir peur.
Aujourd’hui, tes yeux sont secs, la haine remplit ton cœur.

Sur ma planète un homme chante en même temps qu’un autre meurt.
Sur ma planète, une femme se donne par amour et une par la violence.
Sur ma planète, un enfant rit tandis qu’un autre pleure.
Sur ma planète, nous sommes tous différents, nous n’avons pas la même importance.

A huit jours du printemps, je suis là si tu as besoin.
Aujourd’hui, je te comprends au delà des mots.

A huit jours du printemps, tu as peur du lendemain.
Aujourd’hui, tu n’arrives plus à partager tous tes maux.

A huit jours du printemps, j’espère
Aujourd’hui, je vis.
A huit jours du printemps, tu perds
Aujourd’hui tu pries.

Sur ma planète un homme chante en même temps qu’un autre meurt.
Sur ma planète, une femme se donne par amour et une par la violence.
Sur ma planète, un enfant rit tandis qu’un autre pleure.
Sur ma planète, nous sommes tous différents, nous n’avons pas la même importance.

 » C’est un texte que j’ai écrit en 2020, je viens de le re-découvrir. Curieux sentiments par rapport à l’actualité. » Olivier.

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Rubrique Mon invité du mois.

La mort est-elle la fin de tout ?

Pourquoi devrais-je vivre sans toi ?

J’aborde dans mon LIVRE  » MON DERNIER VOL  » le thème de la perte d’un être cher. Thématique très utilisée depuis des siècles dans les arts en général. Alors pourquoi ce sujet ? Parce que, je me pose cette question depuis très longtemps :  » Peut-on garder des contacts avec un proche décédé ?  » Je ne parle pas des séances de spiritisme ( esprit es-tu là ?) que je ne critique pas, car je ne pratique pas cette approche. Non, j’aborde ces échanges au quotidien entre les deux personnes, le vivant et le mort. Comment expliquer ces impressions de présence du défunt à nos côtés ? Comment croire aux échanges verbaux entre les deux êtres ? Le personnage Philippe dans « Mon dernier vol » est un homme en sursis. Sa fiancée a disparu lors d’un accident d’hélicoptère. Il ne peut se résoudre à vivre sans elle. Il décide d’élaborer un plan méticuleux pour la rejoindre. Des éléments naturels inexplicables vont retardé son plan. Commence alors une lutte sans merci entre la vie et la mort. Il va faire des rencontres improbables et merveilleuses qui vont le faire douter. Dans ce livre, j’aborde la possibilité qu’il existe une porte, un passage entre le monde des vivants et celui des morts.

Et vous, qu’en pensez vous ? Avez-vous vécu une expérience qui laisse à penser que cette porte existe ? Où, croyez vous que la mort est la fin de tout ?