Archives pour la catégorie LES HUMEURS D’OLIVIER

QUE PUIS-JE VOUS ÉCRIRE ?

En tant qu’auteur de cet article, il est de mon devoir, de tout faire pour susciter votre intérêt où mieux encore votre satisfaction !

Dois-je écrire mon article à la première personne du singulier pour vous offrir une partie de moi ? Mon JE sera-t-il suffisamment convainquant pour obtenir en échange un peu de ton TU ?

Je devrais peut-être aborder un thème plus général. Écrire tout en douceur, des généralités bienveillantes afin de plaire au plus grand nombre.

Où alors, tout au contraire, écrire sur un sujet bouillant de l’actualité. Prendre position, si possible à contre courant, pour donner l’occasion à mes lecteurs de partager leurs avis sur la question au risque de provoquer des retours explosifs.

Puis je avoir confiance en ta culture, mon cher lecteur, pour écrire en langage soutenu cet article. Exercice fort périlleux, pensais-je ! Non pas que je doute de tes aptitudes, mais je n’en ai malheureusement aucun concernant les miennes !

Pour être de mon temps, je devrais glisser quelques grossièretés, voir même quelques vulgarités. Être sans filtre, être percutant, ne pas tourner autour du sujet. Appeler une chatte, une chatte ! Où tout autre animal bien entendu.

Écrire une romance, que de plus agréable que de conjuguer l’amour avec un grand A. Mais si je veux surfer sur la tendance de ces dernières années, je devrais écrire l’amour avec un grand D ! Ne m’interdir aucun fantasme, emporter mes lecteurs au plus profond de leurs désirs ! Devenir le roi incontesté de la Dark romance ! Mais je dois te l’avouer, ami lecteur, que je préfère nettement faire l’amour que de l’écrire !

Il serait vraiment incroyable que mon article puisse t’intéresser alors qu’il ne fait qu’explorer les différentes pistes pour arriver à t’intéresser ! Si c’est le cas, n’hésites pas à me le faire savoir, je te serai très reconnaissant. Cher lecteur, chère lectrice, si tu en arrives à lire ces derniers mots, je te remercie de m’avoir consacré quelques secondes de ta vie !

Description et imagination !

Est-ce incompatible ?

L’auteur doit « planter le décor », il a deux possibilité, décrire dans le moindre détail le paysage ou se déroule la scène, ou donner quelques indications sommaires au lecteur sur le lieu.

La participation du lecteur.

Lors d’une scène d’action, l’auteur a également le choix de la décrire de facon chirurgicale où de la suggérer par quelques points essentiels.

L’identification du lecteur.

L’auteur par sa description plus ou moins précise du personnage donne la possibilité à son lecteur de s’identifier où d’imaginer ce dernier.

Vécu où phantasme du lecteur.

Pour les scènes d’amour, l’auteur peut également opter pour deux ambiances. Positionner un projecteur afin de ne rien rater où poser une serviette sur la lampe de chevet pour un jeu d’ombres.

Quel éclairage préférez vous ?

Quel lecteur êtes-vous ? Celui qui a besoin d’une description détaillée pour vivre complètement l’aventure des personnages du roman, où celui qui ne veut que quelques indications pour laisser libre choix à son imagination.

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Mon dieu, nous sommes mercredi et je n’ai toujours pas fait le moindre article. Quel semaine tristounette pour mes fidèles lecteurs !

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Courage, je dois écrire quelques lignes pour mes fans. Je commence par une petite citation : « le plaisir le plus exquis est de faire plaisir aux autres. » La Bruyère.

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Pardonnez-moi cette petite parenthèse musicale qui n’a rien à voir avec mon article. J’adore écouter de la musique classique quand j’écris : Bach, Beethoven, Haendel, Bruel…

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Je fais une courte pause pour vous rappeler que c’est monsieur Bartholomäus Pitiscus qui a inventé la virgule en 1595.

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Je me pose la question : Est-ce que cet article sera apprécié à sa juste valeur par mes lecteurs et lectrices

A VOUS DE ME LE DIRE !

AUTOBIOGRAPHIE EXPRESS !

Moi bébé.

Eh oui, tout bébé déjà, je savais que je deviendrai un adulte hors du commun !

Moi adolescent.

Je rêvais d’être un sportif de haut niveau, un cosmonaute, un pilote de ligne, une star de cinéma…

Moi jeune adulte

J’ai rencontré la femme de ma vie, le grand amour. Je ne rêvais plus du bonheur, je le vivais !

Moi papa.

Je suis devenu adulte le jour où j’ai eu mon premier enfant. L’arrivée d’un enfant dans sa vie est un moment magique que même nos plus beaux rêves ne peuvent imaginer. J’ai la chance d’avoir connu trois moments magiques.

Moi envie de partager

Les nombreux personnages qui se sont installés dans ma tête depuis mon adolescence se manifestaient de plus en plus souvent. Un jour, j’ai décidé de les partager avec ma femme et mes enfants.

Moi auteur

Je n’aurai jamais pu écrire sans l’amour de ma femme et de mes enfants. C’est ce qui m’a donné la force, l’envie de partager mon univers.

Moi lorsque je serai dans la dernière ligne droite !

Peut-être même que j’aurai la chance que l’un de mes quatre petits enfants ( pour le moment) lise mes romans.

RETOURS DE LECTURE !

Votre livre est enfin terminé

Animation de pages d'un livre qui se tournent

Après plusieurs mois de galère, tu viens d’écrire le point final de ton roman. Tu as envie de le partager auprès de tes proches.

Qu’en pense-tu maman ?

Une maman surprise par ce qu'elle voit

C’est incroyable mon chéri, où as-tu retrouvé cette dissertation ? Je ne m’en souviens pas. Tu devais être en cinquième avec Madame Greffier, elle avait le don de vous donner des sujets débiles.

Ne t’inquiètes pas, l’avis des parents n’est pas toujours objectif. Essaye avec un bon ami.

Salut François, qu’en as tu pensé ?

Un homme embarrassé

Euh, j’ai commencé, mais je n’ai pas eu le temps de finir. J’ai trouvé le début génial : « Un mensonge impardonnable. » C’est le titre oui je sais, mais je n’ai pas eu le temps de finir comme je viens de te le dire.

Ce n’est pas grave, il n’a pas eu le temps de finir. Demande à ta petite amie.

Ma puce, qu’en as-tu pensé ?

Jeune femme qui est très heureuse

Mon amour, c’est génial, j’ai ADORÉ ! L’histoire est dingue et les personnages sont super attachants. Je t’assure, je ne te le dis pas parce que je t’aime, mais c’est une super idée. Tu devrais en faire un livre.

A ce stade de la situation, il te reste deux solutions. La première consiste à changer de vie, part loin de tes parents, de tes amis et quitte ta fiancée pour des horizons nouveaux. La deuxième serait de relire ton roman à tête reposée et de voir ce que tu pourrais améliorer.

Tu me demandes si je peux le lire pour te donner mon avis. Franchement cela aurait été avec grand plaisir, mais je viens à l’instant de terminer mon article. Désolé !

Je ne comprends pas !

Lors d’une de mes errances sur les réseaux sociaux, je me suis attardé sur les commentaires, les tweets et autres.

Je ne comprends pas !

Cette société qui ne donne plus son avis, mais l’impose par la violence verbale et parfois même physique.

Je ne comprends pas !

Pourquoi remplace-t-on « je n’aime pas » par « c’est de la merde » ou « c’est à chier »

Je ne comprends pas !

Cette remarque acide à propos d’un auteur  » C’est un auteur, ce n’est pas un écrivain » remarque souvent accompagnée par « tout le monde peut être auteur. »

Je ne comprends pas !

Ce dénigrement vis à vis des auteurs contemporains à fort tirage, comparés à tord et à travers aux écrivains dits classiques.

Je ne comprends pas !

Ces commentaires remplis de haine, ces fausses affirmations pour faire du mal.

Je ne comprends pas !

Que beaucoup de gens se comportent en juge intolérant et totalement partial.

Je pourrais malheureusement écrire une liste beaucoup plus importante mais vous allez penser à la lecture de cet article qu’à ne rien comprendre, je fais parti des imbéciles heureux. Vous avez sans doute raison. Cependant lorsque je ne comprends pas, cela déclenche chez moi de la curiosité et pour satisfaire cette dernière, j’aiguise mes oreilles pour une meilleure écoute et nettoie mes lunettes pour une meilleure lecture.

Mais en tant qu’homme, en tant que mari, en tant que père et en tant qu’auteur, j’ai besoin d’apprendre, de communiquer, d’échanger pour m’épanouir, pour évoluer, pour vivre tout simplement. Les jugements arrosés de vitriol ne produisent aucune réflexion, mais seulement de l’indifférence.

Et vous voyez, ça je l’ai parfaitement bien compris !

PENSEZ À VOS PERSONNAGES

Où suis-je ?

Je me réveille confortablement assis sur un h les pieds posés sur le o devant moi. Je regarde autour de moi et comprends que je me trouve au milieu d’un chocolat !

Je me lève malgré moi !

C'est Donald qui se lève de son lit tout endormi

Je ne contrôle pas mon corps, que se passe-t-il ?     

« Olivier avale son chocolat d’un seul coup, bondit vers la porte et court attraper son bus. »

Cela ne va pas être possible, j’ai horreur du chocolat et du bus.

Je ne suis qu’un pantin désarticulé !

Le personnage se cogne sur un point d'exclamation !

« Olivier saute dans le bus, il se dirige vers le fond se jette sur la banquette ! »

Je cours, je saute, je trébuche et je    « OUILLE », mais qui a mis un point d’exclamation ici ? Je me suis cogné la tête dessus.

Sur un coup de tête !

Un renard qui plonge dans la neige

« Olivier décide de ne pas aller bosser, il descend du bus et prend la direction de la plage. Seul sur le sable, il retire ses vêtements et plonge nu dans les vagues. »

Oh là ! Pas si vite. Il n’est pas question que je me baigne à poil. Je ne suis ni un nudiste, ni un exhibitionniste ! Non, j’ai dit non ! A mon dieu qu’elle est froide. Il est début avril, pas étonnant que je sois seul sur la plage, surtout à huit heures et demi du matin. Je vais attraper la mort !

C’est pas terminé !

« Olivier sort de l’eau, heureux, il se sent totalement libre. Il s’approche de ses vêtements lorsqu’il prend conscience qu’il n’a pas de serviette ! Il se demande »

Je me demande quoi ? ET OH ! JE ME DEMANDE QUOI ? Mais il s’en va, il va me laisser tout nu sur cette plage. CA VA PAS LA TÊTE, JE SUIS LÀ ! C’est bien ma chance, d’être tombé sur un auteur qui n’a pas de suite dans les idées.

MORALITÉ DE CETTE HISTOIRE !
L'auteur qui s'en va et quitte son récit.

Cher ami auteur, chère amie autrice, je vous en supplie, pensez à vos personnages. Si vous devez précipitamment arrêter votre écriture, prenez le temps quoi qu’il arrive de finir votre phrase. Ne laissez pas votre personnage dans cette situation, vous risquez de le traumatiser pour la suite de votre roman. Merci pour lui.

ALTERCATION !

Çà commence bien !

Une vieille machine à écrire pour symboliser le travail de l'auteur.

Je suis en pleine écriture d’une scène importante de mon roman. Mon personnage principal se retrouve dans une église pour un enterrement. Un de ses amis vient de mourir. Il assiste à la cérémonie religieuse.

Curieux pressentiment !

Il se trouve assis près de la femme du défunt. Son esprit vagabonde et il n’arrive pas à fixer son attention. Aucune parole prononcée ne le ramène dans cette église.

Quelle mouche le pique ?

C'est un homme qui est pris d'un fou rire lors d'un enterrement à l'église

C’est le moment de la bénédiction du corps. Il se lève comme un automate et lorsqu’il se retrouve devant le cercueil, il se met à rire ! Un fou rire qu’il ne peut contenir.

Quelques jours se sont passés !

Un matin, je décide de ne pas rejoindre mon ami Azerty pour relire ce que j’ai écrit ces derniers jours. J’arrive à l’église !

Je n’en crois pas mes yeux !
C'est un homme qui est surpris par cequ'il voit. Il n'en croit pas ses yeux !

Pourquoi mon personnage se conduit aussi mal. Non seulement il est pris d’un fou rire ignoble vu les circonstances mais il entraîne avec lui une partie de l’assistance. Les pleurs de son amie n’y changent rien.

Violente dispute !

Je suis tellement étonné de ce que je lis, que je me surprends à m’adresser directement à mon personnage pour lui dire ma façon de penser sur son attitude.

Il me tient tête !

Non seulement il a l’audace de me tenir tête mais par dessus le marché il refuse de changer d’attitude.

Deux hommes qui se font face et qui se disputent

Qui c’est le chef ?

Je décide de clore cette discussion et reprend mon clavier pour récrire cette scène malgré les protestations de mon personnage.

Rien ne va !

Épuisé par cette altercation, je prends un peu de distance ( je recule ma chaise de plus de 20 cm !). Je suis désespéré, la scène que je viens de refaire ne ressemble à rien. Elle est totalement insipide et sans saveur.

J’apercois un léger sourire !
Un homme qui abore un sourire narquois

Mon personnage s’est assis sur une page blanche. Il me regarde en arborant un sourire de vainqueur. Je dois reconnaître qu’il n’a pas tord !

C’est complètement fou ! L’auteur ne peut même pas avoir le dernier mot lors d’une dispute avec son personnage.

MAIS DANS QUEL MONDE ECRIVONS-NOUS !

LE CAUCHEMAR DE CHAQUE LECTEUR !

Cher lecteur, chère lectrice !

Nous ne nous connaissons pas, mais sachez que je suis de tout cœur avec vous dans ces moments si difficiles.

Chère lectrice, tu viens de t’asseoir sur la banquette orange de ton métro quotidien. Tu ranges ton pass navigo et ouvre ton pass de bien être. A la lecture des premiers mots, ton esprit vagabonde hors de ce wagon.

Cher lecteur, tu viens de te coucher, tu t’installes confortablement et tu saisis ton livre. A la lecture des premiers mots, tu quittes cette chambre douillette.

Chère lectrice, tu es Valentine, cette petite provençale qui est venue à New York pour retrouver l’homme qu’elle aime. Elle déambule seule au milieu des buildings, désespérément seule.

Cher lecteur, tu marches seul dans le désert pour fuir ton passé de tueur. Tu n’attends plus rien de la vie.

Chère lectrice, tu ralentis ta lecture au maximum. Tu sais qu’il est là mais tu refuses de le voir. Tu ne peux pas l’éviter, tu es piégée !

Cher lecteur, tu ressens un malaise, ton cœur s’accélère. Malgré tout tes efforts, tu te rapproches inexorablement de cette tragédie.

Chère lectrice, tu passes de lectrice à témoin de meurtre. Il vient encore de frapper. Ta valentine est morte, tu te retrouves seule sur la banquette, le bruit de la rame devient assourdissant, les odeurs nauséabondes te donnent envie de vomir.

Cher lecteur, tu as quitté précipitamment le désert et tu te retrouves seul dans ton lit. Tu regardes ton réveil et constate qu’il ne te restes que quatre heures de sommeil. Malgré l’heure avancée, tu lui en veux, d’avoir tué ton héros devant tes yeux.

Depuis des millénaires, il tue systématiquement tous les personnages. Il est sans pitié, il ne rate jamais sa cible. Chère lectrice, cher lecteur, tu restes le seul survivant et tu dois affronter la réalité totalement seul. Depuis la nuit des temps, le point final assassine ton imagination et rien n’y personne ne pourra l’en empêcher même pas l’auteur.

Homme Femme la dualité de l’auteur.

Je ressens depuis mon adolescence l’envie d’écrire un livre. J’ai essayé plusieurs fois, mais chacune de mes tentatives s’arrêtait net au bout de quelques pages. Plus d’une trentaine d’années ont passé avant de concrétiser mon rêve.

J'imagine !

Le processus de création chez moi suit toujours le même chemin. Un sujet s’impose à moi naturellement. Très vite, la fin de l’histoire prend forme dans mon esprit suivi de son début et du titre. Ce cheminement se fait exclusivement dans ma tête, je n’écris rien, je l’imagine, je le vis ! Il se met toujours en route lorsque j’arrive vers la fin de l’écriture du roman en cours.

Beaucoup de questions explosent dans mon esprit au moment de commencer l’écriture. C’est un moment délicat à gérer. Mon défi est de répondre à chacune d’elles sans me perdre dans ce dédale de doutes qui envahit mon cerveau. Parmi toutes ces interrogations, l’une d’elles concerne mes ou mon personnage féminin.

J’attaque enfin l’écriture et je couche les mots sur le papier tel un musicien le fait avec les notes sur sa partition. Je suis très surpris de la fluidité de mon écriture. Les mots se succèdent naturellement. Mais lorsque j’entreprends de créer un personnage féminin, je me pose à nouveau des questions.

Madame Doubfire.

Il ne s’agit pas de parler d’une femme mais de s’exprimer en tant que femme. Le risque est de se mettre à la place de la femme en tant qu’homme au lieu d’être femme naturellement. L’auteur doit mettre de côté, oublier les rapports hommes femmes dans la société, parfois son éducation pour être capable de changer de sexe tout au long de son écriture. L’auteur doit être légitime pour être crédible.

Sans faire de la psychologie de comptoir, il est reconnu que chaque homme a la naissance possède une part de féminité. Le milieu social, l’éducation façonne ou détruit celle-ci au fur et à mesure des années. A la lecture de mes romans, plusieurs lectrices m’ont fait des retours très positifs concernant la personnalité et la profondeur de mes personnages hommes et femmes. Je devrais être rassuré sur la légitimité de mes personnages feminins. Mais, je dois vous l’avouer, j’ai un sujet de roman depuis des années qui met en scène le destin de trois femmes et je n’ose pas encore coucher des mots sur le papier. Cette dualité n’est pas si facile à écrire !