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MON DERNIER VOL

Veuf depuis deux ans, Philippe est un homme en sursis. La vie lui a arraché sa fiancée lors d’un accident d’hélicoptère et il ne peut se résoudre à vivre sans elle. Il va élaborer un plan méticuleux pour atteindre son unique but : la rejoindre.

Mais parfois, le destin nous réserve bien des surprises.

Commence alors une lutte entre la vie et la mort au détour de rencontres tout aussi surréalistes, qu’émouvantes et surprenantes.

Hanté par les interrogations sur l’existence de l’amour dans l’au-delà, Philippe reviendra-t-il sur sa décision ?

Commentaire d’une lectrice : Cecile Kowensky

ENCORE EN LARME.

Je l’ai dévoré en quelques heures. Ca ne veut pas dire qu’il est nul et sans saveur. Loin de là, simplement, je n’ai pas pu le lâcher. Je l’ai commencé dans mon train, presque une heure trente où les autres passagers m’ont dévisagé pendant que mon mascara coulait sur mes joues… J’aimerai être aimée comme Philippe aime sa défunte fiancée. Je comprends son parcours, son envie de la rejoindre. J’ai beaucoup aimé Paméla et j’aimerais en savoir plus sur elle. Ce n’est pas un roman d’amour même s’il est présent à chaque page. Ce n’est pas un roman triste et pourtant j’ai pleuré. Ce n’est pas un roman humoristique et pourtant j’ai ri… Ce roman est un condensé d’émotions… Le grand 8 en 238 pages. Merci beaucoup Olivier.

PEINDRE AVEC DES MOTS

JE ME SOUVIENS DE TOUT !

Assise sur un grand fauteuil en osier près de la fenêtre, les doigts de ta main tapotent doucement l’accoudoir.
Tu regardes dehors les yeux fixés sur les arbres, tu ne m’as pas entendu entrer dans ta chambre.
Je referme doucement la porte derrière moi et le léger grincement  attire ton attention.
« Bonjour monsieur » me dis-tu en me souriant tendrement, la tête légèrement penchée sur le côté.
Depuis peu, j’ai découvert que « monsieur » pouvait être le mot le plus cruel de notre langue.

Je me souviens de tout, je me souviens de nous.

Je n’ai pas eu le temps de te répondre, que tu t’es retournée à nouveau vers la fenêtre.
Tes yeux immobiles, ton corps est arrêté mis à part tes doigts qui tapotent l’accoudoir.
Tu courais partout en me tenant la main et tu riais aux éclats en me disant que la vie est belle.
Ta passion pour les animaux et la nature m’emmenait dans les plus beaux endroits de ce monde.
Nous avons voyagé aux quatre coins de la terre, main dans la main, nos yeux émerveillés.

Je me souviens de tout, je me souviens de nous.

Une infirmière est entrée, puis elle s’est approchée de toi doucement pour te prendre la main.
« Vous avez de la chance d’avoir votre mari tous les jours avec vous, vous n’êtes pas seule. »
 » Vous dites n’importe quoi mademoiselle, je n’ai jamais été mariée et je ne connais pas ce monsieur. »
L’infirmière me regarde tendrement et me sourie comme pour s’excuser de cette réponse.
Je lui rends son sourire, tout du moins j’essaye, pour qu’elle ne se sente pas gênée.

Je me souviens de tout, je me souviens de nous.

L’après-midi se termine, la lumière du jour diminue derrière la fenêtre, tu n’es plus qu’une ombre.
Tu n’as pas bougé comme chaque jour de ce fauteuil, la tête fixée vers les arbres, sans me regarder.
Tu ne tenais pas à la même place plus de deux minutes, tu avais horreur du cinéma car c’était trop long.
Tu disais que la vie est bien trop courte pour ne pas profiter pleinement de chaque instant qu’elle nous offre.
Tu m’as tant donné, tu étais le chauffeur de ma vie, aujourd’hui je dois apprendre à conduire sans toi.

Je me souviens de tout, je me souviens de nous.

J’ouvre à nouveau la porte doucement, mais pour repartir, elle n’a pas grincé, tu ne t’es pas retourné.
Pour rejoindre ma voiture, j’emprunte la grande allée bordée d’arbres que tu regardes inlassablement.
Je me retourne vers ta fenêtre, te fais un signe et souffle sur ma main pour t’envoyer un baiser.
Tu n’as rien remarqué, c’est la faute du vent qui souffle toujours trop fort et emporte mon baiser loin de toi.
Tu as quitté ce monde en me laissant simplement ton image, mais ne crains rien, notre amour est vivant car

Je me souviens de tout, je me souviens de nous,
Je me souviens de tout, je me souviens pour nous.

Photo de Felix Mittermeier sur Pexels.com
Photo de Pixabay sur Pexels.com

Pas à pas vers l’amour absolu !

C’était un matin au lever du soleil, tu marchais sur le sable pied nu
Je t’ai croisé au bord de l’eau et nos coeurs se sont reconnus
Ton visage m’obsédait et je le voyais partout dans la rue
A chaque lever de soleil, j’espérais sur cette plage et partais toujours déçu.

Ce fut un soir d’été, que ton corps au loin m’apparut
Mon coeur s’affola, mes mains tremblèrent, j’ai murmuré : salut
Tu t’es arrêtée, m’a regardé et me dit que tu n’espérais plus
Depuis des semaines, le désespoir nous envahissait de plus en plus.

Cela fait deux ans que je t’ai retrouvé dans ce petit coin perdu
A côté de tes pas, se trouvent deux petites traces toutes menues
Celle de l’enfant que tu m’as donné en t’offrant à corps perdu
Ces traces longent la mer et marquent l’existence de notre tribu.

Sans vous, je ne peux plus avancer, je suis totalement perdu
Je regarde les empreintes de vos pieds à perte de vue
Ton ventre arrondi annonce de l’amour en surplus
Dans deux mois, je serai papa à nouveau, tu l’as tellement voulu.

Notre amour est indestructible, la mer peut passer dessus
Nous marquerons inlassablement le sable de nos pieds nus
Mes mains se souviennent de chaque détail de ton corps nu
Mon corps de chaque étreinte, mon coeur loin de toi ne bat plus.

Pas à pas, toi et moi, marchons vers l’amour absolu.

Photo de Miriam Fischer sur Pexels.com

A HUIT JOURS DU PRINTEMPS

C’est un texte écrit il y a quelques années. L’actualité me l’a rappelé malheureusement.

A huit jours du printemps, le jaune fait place au vert.
Aujourd’hui, j’enlève le masque et souris à la vie.

A huit jour du printemps, le jaune et le vert sont criblés de verre.
Aujourd’hui, tu portes un casque et crains pour ta vie.

A huit jours du printemps, mon cœur n’est que musique.
Aujourd’hui, des lunettes de soleil posées sur mon nez.

A huit jours du printemps, ton cœur est héroïque.
Aujourd’hui, une lunette sur ton nez pour mieux tirer.

Sur ma planète un homme chante en même temps qu’un autre meurt.
Sur ma planète, une femme se donne par amour et une par la violence.
Sur ma planète, un enfant rit tandis qu’un autre pleure.
Sur ma planète, nous sommes tous différents, nous n’avons pas la même importance.

A huit jours du printemps, je m’assois à une terrasse de café.
Aujourd’hui, je regarde les visages que j’avais oublié.

A huit jours du printemps, tu t’assois devant un blindé.
Aujourd’hui, tu regardes le visage de ce soldat tué.

A huit jours du printemps, je pense à toi.
Aujourd’hui mon sang est vert et mon coeur jaunit.

A huit jours du printemps, tu penses à moi.
Aujourd’hui, ton sang coule et ton coeur est flétrie.

Sur ma planète un homme chante en même temps qu’un autre meurt.
Sur ma planète, une femme se donne par amour et une par la violence.
Sur ma planète, un enfant rit tandis qu’un autre pleure.
Sur ma planète, nous sommes tous différents, nous n’avons pas la même importance.

A huit jours du printemps, je me sens totalement démuni.
Aujourd’hui, je n’ai que mes bras pour t’accueillir.

A huit jours du printemps, tu es du mauvais côté du fusil.
Aujourd’hui, tu me demandes le droit de vieillir.

A huit jours du printemps, j’ai peur pour toi, j’ai peur pour moi.
Aujourd’hui, je pleure tous les soirs à vingt heures.

A huit jours du printemps, tu n’as pas le temps d’avoir peur.
Aujourd’hui, tes yeux sont secs, la haine remplit ton cœur.

Sur ma planète un homme chante en même temps qu’un autre meurt.
Sur ma planète, une femme se donne par amour et une par la violence.
Sur ma planète, un enfant rit tandis qu’un autre pleure.
Sur ma planète, nous sommes tous différents, nous n’avons pas la même importance.

A huit jours du printemps, je suis là si tu as besoin.
Aujourd’hui, je te comprends au delà des mots.

A huit jours du printemps, tu as peur du lendemain.
Aujourd’hui, tu n’arrives plus à partager tous tes maux.

A huit jours du printemps, j’espère
Aujourd’hui, je vis.
A huit jours du printemps, tu perds
Aujourd’hui tu pries.

Sur ma planète un homme chante en même temps qu’un autre meurt.
Sur ma planète, une femme se donne par amour et une par la violence.
Sur ma planète, un enfant rit tandis qu’un autre pleure.
Sur ma planète, nous sommes tous différents, nous n’avons pas la même importance.

 » C’est un texte que j’ai écrit en 2020, je viens de le re-découvrir. Curieux sentiments par rapport à l’actualité. » Olivier.

La mort est-elle la fin de tout ?

Pourquoi devrais-je vivre sans toi ?

J’aborde dans mon LIVRE  » MON DERNIER VOL  » le thème de la perte d’un être cher. Thématique très utilisée depuis des siècles dans les arts en général. Alors pourquoi ce sujet ? Parce que, je me pose cette question depuis très longtemps :  » Peut-on garder des contacts avec un proche décédé ?  » Je ne parle pas des séances de spiritisme ( esprit es-tu là ?) que je ne critique pas, car je ne pratique pas cette approche. Non, j’aborde ces échanges au quotidien entre les deux personnes, le vivant et le mort. Comment expliquer ces impressions de présence du défunt à nos côtés ? Comment croire aux échanges verbaux entre les deux êtres ? Le personnage Philippe dans « Mon dernier vol » est un homme en sursis. Sa fiancée a disparu lors d’un accident d’hélicoptère. Il ne peut se résoudre à vivre sans elle. Il décide d’élaborer un plan méticuleux pour la rejoindre. Des éléments naturels inexplicables vont retardé son plan. Commence alors une lutte sans merci entre la vie et la mort. Il va faire des rencontres improbables et merveilleuses qui vont le faire douter. Dans ce livre, j’aborde la possibilité qu’il existe une porte, un passage entre le monde des vivants et celui des morts.

Et vous, qu’en pensez vous ? Avez-vous vécu une expérience qui laisse à penser que cette porte existe ? Où, croyez vous que la mort est la fin de tout ?